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3ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 3ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Didier Croonenberghs

Dans son célèbre roman ‘Le mythe de Sisyphe’, Albert Camus pose la vieille question existentielle suivante: “Oui ou non, la vie vaut-elle la peine d’être vécue?”. “Oui ou non la vie a-t-elle un sens?” Y a-t-il un destin qui préside à nos relations ? La question du sens et de l’absurde traverse toute l’oeuvre de Camus et vous connaissez peut-être les circonstances de sa mort. Deux ans après avoir reçu le prix Nobel de littérature, Albert Camus meurt dans un tragique accident de voiture sur la route qui reliait la ville de Sens à Paris. De plus, on aurait retrouvé dans la poche de sa veste un billet de train, qui aurait pu le ramener sain et sauf dans la capitale ce jour-là… Curieusement, bien des personnes ont relaté l’événement, en jouant sur les mots, en disant que Camus avait librement choisi de tourner le dos au sens, à la ville de Sens, et qu’il avait choisi de se rendre au rendez-vous que lui avait fixé le destin… ce destin que tout au long de ses romans il avait nié !

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3ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 3ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

L’Evangile d’aujourd’hui me fait penser à une discussion entre parents. Leur grand garçon qui vient d’avoir 18 ans vient de rater pour la deuxième fois les examens au collège. C’est fini ! Il est condamné à tripler son année. Le père est furieux. Il ne veut pas entendre cela. Il veut mettre son fils à la porte, lui couper les vivres, l’obliger à se débrouiller seul. Et la maman, comme c’est souvent le cas dans les familles, essaie d’apaiser le courroux paternel. La Bible aime bien ce genre de situation : un homme qui négocie avec Dieu pour apaiser la colère divine. C’est le fameux marchandage d’Abraham avec le Seigneur au sujet de Sodome (Genèse 18, 17 – 33). L’horreur est à son comble. Le Seigneur a décidé de détruire cette ville. Et Abraham intervient et se met à négocier. « Oui, mais s’il y a cinquante justes, est-ce qu’ils doivent périr avec toute la ville ? Et s’il n’y en a que quarante, trente, vingt, dix, est-ce qu’ils doivent périr avec toute la ville ? » C’est un véritable marchandage. On se croirait au souk, à Marrakech. Et ça marche. Et cela nous apprend quelque chose : Dieu se laisse émouvoir par la prière d’intercession.

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2ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 2ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Didier Croonenberghs

Avouez qu’il y a tous les ingrédients dans ce récit pour en faire une merveilleuse adaptation au cinéma. Car le récit de Luc est plein d’images grandioses et de personnages prestigieux. Il y a de la lumière, des stars, des décors montagneux splendides. Dans les récits bibliques, d’ailleurs, les passages clés sont souvent situés sur la montagne : sur le mont Horeb, le mont Tabor, au Sinaï. C'est sur le Golgotha que Dieu nous dévoilera ultimement son vrai visage. Et pour mettre en scène ce récit de Luc, je vous laisse imaginer les stars et le casting de rêve pour incarner ces figures de l’ancien testament comme Moïse et Elie et les seconds rôles de Pierre, Jacques et Jean ! Quant à la voix off qui nous dit “Celui-ci est mon Fils bien aimé”, j’imagine volontiers Michael Lonsdale, avec sa tendre et chaude voix ! Bref, en ce deuxième dimanche de Carême, nous sommes face à un blockbuster, une série à succès que l’on retrouve dans tous les évangiles, un récit tout simplement crucial, puisqu’il préfigure l’annonce de Pâques.

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5ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 5ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

« Moi, je n’aime pas ce garçon » disait Monsieur Beulemans dans le fameux vaudeville bruxellois traitant du mariage de sa fille. En méditant l’évangile de ce jour, j’imagine bien Zébédée, le père de Jacques et de Jean, se dire le même type de phrase au moment où il voit ses deux fils tout quitter pour suivre un inconnu. C’est vraisemblablement tout son business familial qui a été mit en difficulté. Une lecture littérale d’un tel récit peut nous conduire à une attitude très radicalisée. Tout quitter instantanément pour se mettre au service d’un nouvel idéal de vie. Toutefois l’actualité récente nous montre à quel point la radicalisation peut conduire à des attitudes néfastes et profondément dangereuses pour les personnes elles-mêmes mais aussi pour toutes celles qui n’adhéreraient pas à leur cause. C’est pourquoi, il est fondamental de dénoncer le fait que toute radicalisation est une instrumentalisation de la foi au nom d’une cause nettement moins noble. Et il n’y a pas lieu de pointer une religion plutôt qu’une autre. L’histoire de notre propre église a également été parfois teintée de radicalisation et ce, durant de nombreuses années.

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