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Toussaint

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: Toussaint

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

Voilà une fête bien catholique. Ce n’est pas tut le monde qui croit en la communauté des saints. Il faut tout d’abord croire en une vie après la mort. Et ça, ce n’est pas évident. Les Grecs comme les Romains n’y croyaient pas. Ils croyaient qu’après la mort, nous serions réduits à l’état de vapeur d’eau inconsistante. Vous vous souvenez quand Enée a voulu saluer son père, le roi Priam, mort à Troie. Enée descend aux enfers. Il croise l’âme de plusieurs morts. Il reconnaît soudain son père. Il se précipite vers lui pour l’embrasser, mais il passe à travers lui. Priam, le roi Priam, n’était plus qu’une vapeur d’eau inconsistante qui traînait de misère et d’ennui dans le monde lugubre des ténèbres. Nous, non, nous croyons en l’Eglise glorieuse du ciel.

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33ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 33ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

Voilà ! C’est fait ! C’est réussi ! Après les deux terribles guerres juives de 70 et de 130, les Romains ont tout d’abord fermé, puis détruit le Temple de Jérusalem pour y construire un nouveau temple, celui-là consacré à Jupiter, leur dieu, le dieu suprême de l’Olympe romain. Et pourtant les Juifs avaient dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour la construction de ce temple, le deuxième, puisque le premier avait été détruit par les Babyloniens en 587. Pour cette reconstruction, les Juifs n’avaient rien négligé. La base du Temple était assurée par d’énormes pierres, pharaoniques. On peut encore les voir maintenant. Elles forment le mur des Lamentations. Rien ne pouvait le détruire. Et pourtant le Temple a été rasé par les Romains. Il n’en reste plus rien. C’est maintenant l’esplanade du Temple, à Jérusalem, où se dresse une mosquée.

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30ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 30ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

L’évangile d’aujourd’hui nous place devant une alternative désagréable : nous sommes ou bien comme le pharisien imbu de lui-même ou bien comme le publicain pécheur. Voilà qui paraît un peu caricatural. Nous ne sommes pas tous tout le temps des gens bouffis d’orgueil, fiers de nous-mêmes au point de considérer les autres avec condescendance et paternalisme. Nous ne sommes pas non plus comme ce publicain qui profite de sa situation pour détourner de l’argent à son profit. Cela paraît presque malhonnête de réduire ainsi toute l’humanité, ou tous les croyants, en deux catégories : les orgueilleux ou les pécheurs. Et d’ailleurs, à ce propos, on peut faire remarquer que la liturgie aime bien culpabiliser tous les fidèles.

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29ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 29ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Didier Croonenberghs

Il est bien des endroits dans l’Évangile où nous sommes invités au lâcher prise, à nous en remettre à un autre, dans la confiance. Et il est vrai que ce thème est à la mode de nos jours, à l’« époque du contrôle », selon l’expression d’un grand sociologue canadien. Aujourd’hui, cette petite parabole nous enjoint à première vue à faire tout le contraire. Elle nous convie avant tout à la persévérance, à ne rien lâcher ! Nous l’avons entendu : la veuve est tenace, et elle fait vraiment ch… anger d’avis le juge. Mais alors, cette ténacité de la prière serait-elle au détriment d’une forme de lâcher prise ? N’y a-t-il pas une contradiction dans le fait de persévérer, envers et contre tout et, d’un autre côté, de faire confiance malgré tout ?

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