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5ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 5ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Dans la vie, il n’est pas toujours aisé de vivre avec des gens intelligents. J’en ai pour preuve ce qui m’est arrivé, il y a quelques jours. En préparant cette homélie, j’avais découvert un nouveau mot qui expliquait l’importance de l’évangile de ce jour. Je me disais que seuls les cruciverbistes devaient connaître ce fameux mot de sept lettres. Afin de m’en assurer, j’ai demandé aux frères de la communauté s’ils le connaissaient. Plusieurs m’ont dit, « mais bien sûr » tout en me donnant sa définition. Un autre m’apprit qu’un quartier de Huy portait son nom et que c’était sans doute là qu’à l’époque cette taxe était perçue. Enfin, un dernier me fit savoir que Georges Brassens l’avait utilisé dans une de ses chansons. J’étais pantois face à une telle connaissance linguistique. Vous vous demandez sans doute mais quel est donc ce mot qui est en lien avec le sel ?

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4ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 4ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

Voici la nouvelle constitution du peuple de Dieu : les Béatitudes. La déclaration des béatitudes est aussi importante que la proclamation des dix commandements. D’ailleurs, vous aurez noté qu’on retrouve les mêmes éléments majestueux. Tout cela se déroule sur une montagne : le mont Sinaï pour les dix commandements, la montagne près du lac de Génésareth pour les béatitudes. Avec les béatitudes, il n’y a pas de tonnerre ni d’éclairs comme sur le mont Sinaï, mais il y a Jésus qui gravit la montagne et qui s’installe. Il s’assied. Il parle comme un maître, comme un chef. Remarquez la place de ce discours : il est au début de sa vie publique.

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2ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 2ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

La liturgie est faite de surprises et d’inattendus. Comme vous le savez, chaque année nous lisons chaque dimanche une tout petite partie d’un même Evangile, et cette année c’est l’Evangile selon saint Matthieu. Et aujourd’hui pour commencer cette lecture continue nous recevons un extrait de l’Evangile selon saint Jean. Cela n’a rien à voir. Oui, bien sûr, on y parle du même Jésus, mais cde n’est pas la même expérience, ni la même théologie. Saint Matthieu aime bien montrer que Jésus accomplit les Ecritures. Il cite souvent des passages de l’Ancien Testament, surtout des prophètes. C’est pourquoi on pense que saint Matthieu s’adressait plutôt à des chrétiens d’origine juive, tandis que saint Jean insiste sur la relation amoureuse entre Jésus et son Père. Très souvent, dans l’Evangile selon saint Jean, Jésus parle de Celui qui l’a envoyé. Il ne souhaite qu’une chose : nous conduire vers le Père. Jésus aime tellement Dieu le Père qu’il ne souhaite qu’une chose, c’est que nous le connaissions, que nous goûtions son amour. Mais, si ces deux Evangiles sont tellement différents, pourquoi commencer cette lecture continue de l’Evangile selon saint Matthieu par un extrait de l’Evangile selon saint Jean ?

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Epiphanie

Temps liturgique: Temps de Noël

Jour liturgique: Epiphanie

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

Les mages sont peut-être des grands savants, mais ils ne sont pas très malins. Voilà qu’ils arrivent à Jérusalem et qu’ils demandent où est le nouveau roi des Juifs. Vous imaginez qu’un beau jour des savants bulgares, arméniens ou irakiens viennent frapper à la porte du palais royal de Laeken et demandent : « où est le nouveau roi des Belges ? On a appris qu’il est né quelque part et on voudrait l’adorer. » Je ne vous dis pas l’ambiance si jamais ce sont des savants japonais, chinois ou nord-coréens qui, dans quelques semaines, iraient à la Maison blanche et demanderaient à Donald Trump : « où est le nouveau président des Etats-Unis ? Nous avons appris qu’il est né quelque part et nous sommes venus l’adorer. » Les mages bousculent toutes les règles de la politesse et de la diplomatie. Ils n’y connaissent rien dans les règles les plus élémentaires de la politique.

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