Jésus tire sur ses bras pour pouvoir respirer, mais il a des crampes partout, dans ses bras et dans ses jambes. Cela fait déjà plusieurs heures qu’il tire dessus et cela lui fait mal, très mal, mais il étouffe s’il ne le fait pas. À travers ses paupières presque fermées de douleur, il voit Marie, sa mère, et Jean, son disciple bien-aimé. Ils sont là tous les deux, debout, le visage déchiré par la douleur et le chagrin. Alors Jésus n’a pas voulu les laisser seuls. Il les confie l’un à l’autre afin qu’ils continuent à vivre comme ses propres frère et soeur.
Car Marie, ce n’est pas seulement la mère de Jésus. C’est aussi la représentante de l’Église, l’Église qui souffre quand les chrétiens sont persécutés, quand les enfants sont maltraités par la guerre ou par des adultes malveillants. L’Église qui souffre aussi quand elle est déchirée par ceux qui, en voulant sauver Dieu et la foi, rejettent tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
C’est le corps de l’Église qui est ainsi déchiré. Les chrétiens devenus des adversaires se regardent sans amour et se parlent sans charité.