image

6ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 6ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Certaines personnes se posent encore la question de savoir quel est la maillon manquant entre le singe et l'être humain. La réponse de l'éthologiste autrichien Konrad Lorenz me plait beaucoup. Il affirme que le chaînon manquant, c'est vous, c'est moi. En effet, nous ne sommes pas encore des êtres pleinement réalisés, accomplis, voire humanisés. Nous n'avons pas encore atteint notre statut d'humain. Nous sommes toujours sur cette voie d'humanisation, de divinisation. Je crois que nous pouvons même affirmer que cette réponse vaut également pour la question suivante : mais où est Dieu en notre monde ? Dieu, il est en vous, en moi. Tout maillon manquant que nous soyons, cela n'empêche absolument pas Dieu de venir inhabiter en chacune et chacun de nous. Le Christ ne dit-il pas dans l'extrait d'évangile de ce jour : " si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ".

Lire
image

5ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 5ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Puis-je vous inviter à vous livrer à un petit exercice ? Je vous demande simplement de regarder votre voisin ou votre voisine de gauche puis celle ou celui de droite. De regarder les gens autour de vous et de les observer quelques instants. Vous pouvez même vous retourner. Et tout cela sans parler car il est difficile de s'observer sans ne rien dire. Je vous en prie : allez-y.

Lire
image

3ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 3ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Stéphane Braun

Nous voilà, une fois de plus, pris dans un superbe texte de st. Jean ! Texte qui se situe dans l'épilogue, tout a la fin de son l'Evangile. Ce texte en est donc un peu la conclusion, l'envoi. J'ai toujours aimé la peinture et les tableaux, parce-que dans un cadre, un artiste parvient a disposer des éléments, des couleurs, qui me font rêver, m'emportent dans un autre univers. Dans un tableau, ce n'est pas un petit détail qui me touche et me fascine, c'est l'ensemble, tout ce qui est dans le cadre. Bien que chaque détail ai son importance, sa place dans l'ensemble. Dans l'Evangile de Jean, lu aujourd'hui, il y a deux tableaux :

Lire
image

Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: Pâques

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Pilate. Voilà un personnage bien sympathique, propre sur lui. Il va même jusqu'à se laver les mains en public. Dans un roman plutôt récent, celui-ci s'interroge sur le sens de tous les événements que nous venons que commémorer et demande à son épouse : " S'il est bien Fils de Dieu, comme il le prétend, pourquoi ne pas demeurer parmi nous à jamais ? Et par là nous convaincre. Et nous faire vivre dans le vrai. S'il restait éternellement sur terre, personne ne douterait plus de son message ". A cela l'épouse rétorqua que Jésus n'avait aucune raison de s'installer. Il suffit qu'il soit venu une fois. Car il ne doit pas apporter trop de preuves. S'il se montrait clairement, continuellement, avec force et évidence, il contraindrait les hommes, il les obligerait à se prosterner. Or il a fait l'homme libre. Il tient compte de cette liberté en nous laissant la possibilité de croire ou de ne pas croire. Peut-on être forcé d'adhérer ? Peut-on être forcé d'aimer ? On doit s'y disposer soi-même, consentir à la foi comme à l'amour. Le Fils de Dieu nous respecte. Il nous fait signe par son histoire, mais nous laisse libre d'interpréter les signes. Il nous aime trop pour nous contraindre. C'est parce qu'il nous aime qu'il nous donne à douter. Cette part de choix qu'il nous laisse, c'est l'autre nom de son mystère. " (Cfr. E.-E. Schmitt, L'Evangile selon Pilate, Paris, Albin Michel, 2000, p. 331-332).

Lire