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4ème dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 4ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Une grand-mère demanda un jour à son petit-fils ce qu'il voudrait faire lorsqu'il sera grand. Moi, bonne-maman, répondit-il, lorsque je serai grand je serai rentier. Rentier, s'étonna d'abord la grand-mère mais cela veut dire que tu vas devoir beaucoup travailler pour le devenir. Pas du tout, rétorqua le petit-fils, j'ai tout prévu. C'est papa et maman qui vont devoir encore plus travailler car moi j'hériterai et je serai alors rentier. La grand-mère prit son petit-fils dans les bras, l'embrassa et se réjouit de l'esprit très imaginatif mais quelque peu naïf de celui-ci. Laissons alors un instant place à notre propre imagination et envisageons la situation où nous serions allés voir nos parents pour leur dire : « je viens chercher ma part d'héritage, je me rends compte que j'en aurai plus d'utilité aujourd'hui que dans une cinquantaine d'années ».

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1er dimanche du Carême

Temps liturgique: Carême

Jour liturgique: 1er dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Avant un examen, un contrôle, voire une interrogation, lorsque j'étais enfant, j'aimais prier intensément pour que je réussisse l'épreuve à laquelle j'allais être soumis. Il faut dire que j'avais des parents qui étaient loin d'être daltoniens et qui repéraient toujours le possible rouge dans le bulletin, oubliant ainsi par la même occasion tous les verts qui étaient en grande majorité sur la page blanche. Humblement, je dois reconnaître que mes prières étaient très souvent entendues. Toutefois, de temps à autre, j'avais l'impression que Dieu était atteint d'une certaine surdité car il refusait de répondre à mes prières et je me trouvais alors en échec. Je me demandais pourquoi, il m'imposait un tel traitement : la réussite puis l'échec. Après de longs moments de réflexion, tout s'éclaira en moi. Je réussissais les examens, contrôles et interrogations que j'avais étudiés et j'échouais dans ceux pour lesquels je n'avais pas focalisé toute mon attention.

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7ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 7ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Contrairement à ce que certains pourraient parfois penser : aucune religion, aucune philosophie n'a le monopole de Dieu. Chacune, à leur manière propose, un chemin de réalisation de soi par un ensemble de valeurs qu'elles invitent à mettre en ½uvre. Ces dernières sont d'ailleurs partagées par les grandes traditions religieuses du monde. En effet, dans l'ancien Mahabharata hindou, nous pouvons lire : « quelqu'un ne doit jamais faire à quelqu'un d'autre ce qu'il considère comme injurieux pour lui ». Dans le Sutta Nipata bouddhiste nous lisons : « comme une mère s'occupe de son enfant chaque jour, de la même manière l'esprit de l'homme devrait être donné entièrement à toutes les choses vivantes ». Dans un écrit taoïste nous pouvons lire que « l'homme bon verra les gains des autres comme s'ils étaient les siens et leurs pertes de la même manière ». Les écritures zoroastriennes déclarent : « la nature est seulement bonne lorsque elle ne fait pas à un autre ce qui n'est pas bon pour elle-même ». Dans le Talmud juif nous lisons : « ce qui est détestable pour toi, ne le fais pas à tes pairs. Ceci est le tout de la Torah ». Et enfin, dans le Hadith de l'Islam nous découvrons les mots du prophètes Mohammed : « aucun homme n'est un vrai croyant à moins qu'il ne désire pour son frère ce qu'il désire pour lui-même ».

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5ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 5ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Dans une vie antérieure, lorsque j'étais aumônier de prison, j'étais toujours frappé par la parole des détenus qui allaient quitter ce lieu soit parce qu'ils arrivaient au bout de leur peine, soit parce qu'ils étaient libérables sous condition. Peu de temps avant leur départ, je m'autorisais à leur poser la question suivante : « et vous, qu'allez-vous faire en premier lieu en quittant le milieu carcéral ? » Ce qui m'étonnait toujours, c'était que la majorité des détenus avaient la même réponse. « Quand je sortirai, Monsieur l'aumônier, j'irai voir la mer ». Et oui, la mer. Mais pourquoi la mer ? leur demandai-je. « Parce que la mer offre un grand sentiment de liberté. Il n'y a pas de murs dans la mer. Il n'y a plus de frontières visibles dans les océans. Seulement l'horizon, à perte de vue. Sur la mer, nous partons au large ». Je nous invite alors à nous poser la même question.

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