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25ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 25ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

Quelle étonnante remarque ! Jésus est en Galilée et il ne veut pas qu’on le sache. Mais alors pourquoi est-il donc venu sur terre, si c’est pour rester caché ? Et d’ailleurs sa venue sur terre aurait pu être un peu plus médiatique. Quelle idée de naître à Bethléem, de grandir à Nazareth et de rester trente ans chez ses parents ! Jésus fait tout à l’envers. Au lieu de se montrer au grand public et de profiter de la publicité produite par quelques beaux miracles spectaculaires, il préfère rester caché. C’est que Jésus a tout d’abord peur d’une mauvaise publicité, d’une publicité trompeuse. Il n’est pas venu pour guérir tous les malades de son village, ni pour soigner notre dépression ou combler notre solitude. Le christianisme n’est pas une assurance pour le bonheur ou pour le confort. Regardez Jésus et les apôtres : leur vie n’a pas été une sinécure. Tous, ils ont connu la trahison, l’abandon, la solitude, le supplice et la mort. La vie de Jésus comme celle des apôtres n’apparaissent pas vraiment comme un modèle à imiter ou un idéal à suivre. Et le symbole du christianisme nous le rappelle. Ce n’est pas un fauteuil confortable dans un salon luxueusement aménagé. C’est la croix, qui symbolise le christianisme, un instrument de supplice réservé aux esclaves révoltés ou aux dangereux gladiateurs. Vous vous souvenez que les Romains ont crucifié Spartacus et ses compagnons sur la route entre Rome et Naples. Non, le christianisme n’est pas une assurance pour le confort. Il est un appel à se transformer et à transformer les autres.

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24ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 24ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

« Pour vous, qui suis-je ? » Voilà bien la question que chacun d’entre nous, nous posons à notre conjoint, à notre frère, à notre sœur, à nos parents, à nos enfants. « Pour vous, qui suis-je ? » N’est-ce pas la question que nous voyons dans les yeux des migrants échoués sur une plage, recueillis dans un bateau en mer, repoussés par des agents à une frontière ? N’est-ce pas la question muette que pose la présence de jeunes étudiants étrangers, ici à Louvain-la-Neuve ? Leurs papiers sont en règle, leur inscription est régularisée, mais ils n’ont pas de bourse, ils n’ont pas d’ami. « Pour vous, qui suis-je ? » C’est la question de tant d’hommes et de femmes arrivés à un certain âge nous posent à nous, qui sommes installés à Louvain-la-Neuve, ou partout ailleurs. Quel accueil réservons-nous à ces nouveau-venus ? Certes, il ne faut pas les envahir, ni les heurter par une débordante générosité. Mais il n’est pas interdit de leur sourire, de les saluer et, comme le petit prince avec son renard, de nous apprivoiser les uns les autres.

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17ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 17ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

A la lecture de cet évangile, je me suis imaginé devant une télévision regardant les résultats de l’euro-million. Et je voyais les boules numérotées qui tournaient puis l’une après l’autre montrait le chiffre qu’il fallait avoir inscrit sur son bulletin du Lotto. Le verdict est alors tombé quand la voix off a annoncé : les numéros gagnants sont le cinq, le deux, le cinq mille et le douze. Etais-je parmi les heureux élus, me suis-je demandé ?

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13ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 13ème dimanche

Année liturgique: Année B

Prédicateur:  Philippe Henne

« Dieu n’a pas fait la mort » : cette phrase toute simple prend un relief tout particulier ces jours-ci, après les terribles attentats qui ont ensanglanté les plages de Tunisie. « Dieu n’a pas fait la mort ». Et pourtant il y a des hommes, qui au nom de Dieu donnent la mort. Et cela pose tout d’abord à chacun d’entre nous cette question : peut-on aimer Dieu au point de vouloir la mort de son voisin ? Certes, non ! Et pourtant, dans notre histoire de l’Occident, des hommes ont porté le glaive ou l’épée dans le cœur de leur voisin au nom du Dieu des chrétiens. Ce fut le cas pendant les croisades et pendant les guerres de religion. Et pendant les deux grandes guerres mondiales, chacun priait son Dieu pour lui donner la victoire et la destruction de l’ennemi. Tout cela nous permet de constater simplement ceci : c’est, quand on aime Dieu au point de haïr son frère, on peut être sûr que ce n’est pas Dieu qu’on aime. Quand on aime Dieu au point de haïr son frère, c’est que l’on cherche le pouvoir, qu’on veut le dominer, l’écraser, le détruire. C’est l’instinct de domination qui nous emporte, et pas le désir de l’aimer comme enfant de Dieu.

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