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34ème dimanche ordinaire (Christ Roi)

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 34ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

Le Christ, Roi de l’univers : ce titre fait penser à un être supérieur, assis au sommet du pouvoir, il n’y a personne au-dessus de lui. Mais voilà ! La liturgie nous dit tout le contraire. Relisons la prière d’ouverture de la messe d’aujourd’hui : « fais que toute la création reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin ». Nous sommes invités à reconnaître la puissance non pas du Christ, mais celle de son Père. Voilà qui est étrange et bouleversant. Nous sommes tout tendus vers Jésus et la liturgie nous dit : « Non, ce n’est pas lui qu’il faut adorer. C’est son père. » Et ce n’est pas seulement la liturgie qui dit cela, mais le Christ lui-même. C’est surtout évident dans l’Evangile selon saint Jean. Le Christ y parle tout le temps de son Père, de celui qui l’a envoyé. Et les apôtres sont décontenancés. Ils demandent à Jésus de leur montrer le Père et Jésus leur répond avec un profond soupir : « il y a si longtemps que je suis avec vous. » C’est comme un jeune papa qui se tourne vers sa femme et lui dit : « où es-tu ? J’existe. Est-ce que tu m’as oublié ? » Et la jeune maman lui répond : « mais je m’occupe du petit. » Nous vivons toujours avec un étranger. Nous voudrions que Dieu, notre Dieu, s’occupe de nous tout le temps, mais Jésus est tourné vers le Père et il veut nous entraîner avec lui dans cette relation amoureuse. Nous sommes comme ce petit garçon qui est jaloux de son papa parce que sa maman s’occupe de son mari. Oui ! Dieu n’est pas tout entier à notre service. Jésus est nourri par un plus grand amour, celui qu’il reçoit de son Père.

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Toussaint

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: Toussaint

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

Voilà une fête bien catholique. Ce n’est pas tut le monde qui croit en la communauté des saints. Il faut tout d’abord croire en une vie après la mort. Et ça, ce n’est pas évident. Les Grecs comme les Romains n’y croyaient pas. Ils croyaient qu’après la mort, nous serions réduits à l’état de vapeur d’eau inconsistante. Vous vous souvenez quand Enée a voulu saluer son père, le roi Priam, mort à Troie. Enée descend aux enfers. Il croise l’âme de plusieurs morts. Il reconnaît soudain son père. Il se précipite vers lui pour l’embrasser, mais il passe à travers lui. Priam, le roi Priam, n’était plus qu’une vapeur d’eau inconsistante qui traînait de misère et d’ennui dans le monde lugubre des ténèbres. Nous, non, nous croyons en l’Eglise glorieuse du ciel.

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33ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 33ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

Voilà ! C’est fait ! C’est réussi ! Après les deux terribles guerres juives de 70 et de 130, les Romains ont tout d’abord fermé, puis détruit le Temple de Jérusalem pour y construire un nouveau temple, celui-là consacré à Jupiter, leur dieu, le dieu suprême de l’Olympe romain. Et pourtant les Juifs avaient dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour la construction de ce temple, le deuxième, puisque le premier avait été détruit par les Babyloniens en 587. Pour cette reconstruction, les Juifs n’avaient rien négligé. La base du Temple était assurée par d’énormes pierres, pharaoniques. On peut encore les voir maintenant. Elles forment le mur des Lamentations. Rien ne pouvait le détruire. Et pourtant le Temple a été rasé par les Romains. Il n’en reste plus rien. C’est maintenant l’esplanade du Temple, à Jérusalem, où se dresse une mosquée.

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30ème dimanche ordinaire

Temps liturgique: Temps ordinaire

Jour liturgique: 30ème dimanche

Année liturgique: Année C

Prédicateur:  Philippe Henne

L’évangile d’aujourd’hui nous place devant une alternative désagréable : nous sommes ou bien comme le pharisien imbu de lui-même ou bien comme le publicain pécheur. Voilà qui paraît un peu caricatural. Nous ne sommes pas tous tout le temps des gens bouffis d’orgueil, fiers de nous-mêmes au point de considérer les autres avec condescendance et paternalisme. Nous ne sommes pas non plus comme ce publicain qui profite de sa situation pour détourner de l’argent à son profit. Cela paraît presque malhonnête de réduire ainsi toute l’humanité, ou tous les croyants, en deux catégories : les orgueilleux ou les pécheurs. Et d’ailleurs, à ce propos, on peut faire remarquer que la liturgie aime bien culpabiliser tous les fidèles.

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