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7ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 7ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Cochinaux

Si, tout à l’heure, lors de la prière du Notre Père, juste après avoir dit : « que ton règne vienne », je concluais « car c’est à toi qu’appartienne le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles. Amen ». Vous vous diriez sans doute : « mais qu’est-ce qu’il lui prend ? A-t-il un bus à prendre ? Est-il en train de censurer cette merveilleuse prière ? Il vient en tout cas de nous en priver d’une grande partie ». Et je comprendrais votre désarroi. J’ai vécu cette même expérience en préparant l’homélie de ce jour. En lisant l’évangile tel qu’il était proposé dans le lectionnaire, je me suis rendu compte que les liturgistes romains avaient eux aussi abréger la grande prière du Christ telle qu’elle nous est proposée dans l’évangile de Jean. C’est pourquoi, je me suis permis la liberté de vous la lire entièrement. Personne ne peut être privé d’un si beau texte.

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4ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 4ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

La liturgie peut avoir des expressions très poétiques, mais elle ne sont pas toujours très flatteuses. Voilà qu’aujourd’hui la liturgie nous compare à des brebis, ces bêtes soumises et bêlantes. Franchement, je ne trouve pas cette comparaison particulièrement flatteuse, ni même agréable. Vous et moi, nous avons d’autres ambitions que celle d’être des moutons soumis à un berger, quel qu’il soit. Les images liées à celle du mouton sont tout, sauf flatteuses. Vous connaissez l’histoire des moutons de Panurge. C’est Rabelais, cet auteur truculent du seizième siècle qui raconte cette histoire. C’est un certain Panurge, qui, furieux contre son voisin, s’empare d’un des moutons du troupeau de son ennemi. Il le jette du haut de la falaise, mais voilà que les moutons de Panurge se précipitent eux aussi du haut de la falaise, et ils entraînent avec eux le malheureux Panurge lui aussi. Et l’histoire, la vraie histoire, celle qui s’écrit avec un grand H, nous a montré que parfois des peuples entiers suivent un chef, un Duce, un Führer, et finalement se précipitent, eux et leurs voisins, vers une catastrophe abominable.

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3ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 3ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

L’épisode des disciples d’Emmaüs est construit comme une célébration eucharistique. Oui, la rencontre de Jésus avec ces deux disciples se déroule comme une messe. Il y a tout d’abord la liturgie de la Parole : Jésus leur explique l’Ecriture. Il y a ensuite la liturgie du pain : Jésus prend le pain, le bénit et le donne. C’est pour cela que je voudrais aujourd’hui méditer avec vous la première partie du récit : Jésus leur explique l’Ecriture. La liturgie eucharistique fait penser à un repas de fête. Des amis se rassemblent et, avant de passer à table, ils parlent entre eux, ils disent ce qu’ils ont fait, comment ils vont. Cela permet de créer le contact. Parfois même ils évoquent des souvenirs communs. Cela crée une communauté. Il en est un peu de même pendant une Eucharistie. On se rassemble et on évoque celui qui nous rassemble, ce qu’il a fait pour nous. Mais ce n’est pas simplement le rappel d’événements anciens. C’est beaucoup plus que le souvenir. On peut ouvrir un vieil album de photos, c’est émouvant pour les uns, énervant pour les autres. On peut lire les mémoires du Général de Gaulle ou de Churchill, ou même de Jules César. Cela rappelle des événements, mais cela ne rend pas les personnes présentes comme cela se passe pendant la messe. C’est là toute la différence entre un musée et une église. Un musée, c’est une collection d’objets. Un église, c’est l’occasion de rencontrer quelqu’un, d’être reçu par lui.

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2ème dimanche de Pâques

Temps liturgique: Temps de Pâques

Jour liturgique: 2ème dimanche

Année liturgique: Année A

Prédicateur:  Philippe Henne

La scène de Thomas l’incrédule est bien connue de tout le monde, même des non-croyants. L’expression : « je ne croirai pas tant que je n’aurai pas touché » est tellement populaire que certains l’utilisent sans même connaître l’histoire biblique. Et pourtant aujourd’hui je ne voudrais pas parler de saint Thomas, mais des plaies de Jésus. Oui, les plaies de Jésus restent marquées dans son corps ressuscité. On pourrait imaginer que le corps ressuscité serait un corps glorieux, sans tache, ni défaut. Mais non ! Le corps ressuscité de Jésus porte les traces de son supplice et de sa mort. Et c’est même cela qui permet à Thomas d’identifier Jésus.

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